1 2 3
Vendredi 30 Mai 2008

Les propos tenus dernièrement par Hillary Clinton, dans lequels elle a évoqué l'assassinat de Robert Kennedy pour justifier son maintien dans la course à l'investiture démocrate, ou par Barack Obama, affirmant à tort que son oncle avait participé à la libération d'Auschwitz, ont provoqué des tollés, non seulement en ligne, mais également dans les médias traditionnels.

Repris, déformés ou réinterprétes jusqu'à prêter, par exemple, à Mme Clinton des parallèles entre l'assassinat de RFK et celui de son rival démocrate, ces bourdes sont les dernières d'une longue liste d'erreurs de communication et de phrases dites trop vite qui ont émaillé la campagne, dans un camp comme dans l'autre.

Une expression mal placée ou un propos anodin d'un conseiller, d'un proche, d'un journaliste ou du candidat lui-même suffisent à allumer une mèche qui ne s'éteint qu'au bout de plusieurs jours. S'ensuivent justification, démentis ou excuses, jusqu'à ce que la polémique disparaisse, remplacée par la prochaine. La faute en partie, selon Politico.com, qui dresse sa propre liste de ces "commentaires indisciplinés", à "un journalisme moderne semblable à un gamin suractif" qui donne une importance démesurée aux histoires triviales.

Petit lexique des mots, expressions et thèmes qui ont dépassé les limites du politiquement correct américain.

"Sweetie"
En tournée à Détroit, Barack Obama lance à une journaliste qui lui pose une question : "Hold on one second,
sweetie, we'll do a press avail", ce qui équivaut à "attend un peu ma puce, on va faire un point presse". Une réponse familière et légèrement sexiste qui a provoqué les foudres des partisans d'Hillary Clinton. Pour Geraldine Ferraro, ancienne conseillère de Mme Clinton, ce ne serait que le dernier épisode de la campagne "terriblement sexiste" de M. Obama. Celui-ci s'est rapidement excusé.

"Tar baby"
Littéralement "bébé de goudron", cette expression utilisée pour décrire une "situation difficile de laquelle il est difficile de s'extraire" est issue d'un roman américain du début du siècle. Elle a des connotations racistes pour certains, puisqu'elle peut être utilisée pour désigner négativement une personne de couleur noire.
Mitt Romney et John McCain ont eu le malheur de l'employer dans leur discours, avant de rapidement présenter leurs excuses sous la pression de leaders de la communauté noire.

"Bitter"
Lors de la campagne pour la primaire démocrate de Pennsylvanie, en avril, Barack Obama estime que les gens habitant les petites villes frappées par la crise économique, ignorés par le gouvernement, deviennent
"amers" [bitter] et "se raccrochent" à la religion, aux armes à feu ou au discours anti-immigrés. Le lendemain, il préfère utiliser le mot "frustation" mais c'est déjà trop tard. Les critiques pleuvent, en particulier en provenance du camp Clinton, qui l'accuse de ne pas "comprendre le rôle de la religion et de la foi".

"She is a monster"
Conseillère diplomatique de Barack Obama, professeur à Harvard, Samantha Power s'est retrouvé en porte-à-faux et a finalement du
démissioner pour avoir traité Hillary Clinton de "monstre" dans un entretien au quotidien écossais The Scotsman, en mars. "C'est un monstre. Elle est prête à tout", a-t-elle confié au journaliste, précisant que ces dernières phrases étaient du off. Malheureusement pour elle, la presse anglo-saxonne a tendance à considérer que le off doit être signalé avant le début de l'interview.

"Testicular fortitude"

Lors des primaires en Indiana, un élu local encense le courage et la détermination de Hillary Clinton en faisant référence à sa paire de testicules avec la formule consacrée : "testicular fortitude". Ce n'était pas la première fois qu'une référence physionomique déplacée était faite pour mettre en valeur la tenacité de la sénatrice de New York. "Si Hillary Clinton donne une de ses testicules à Barack Obama, ils en auront chacun deux", a ainsi plaisanteé James Carville, ancien conseiller de Bill Clinton.

"Pansy"
Lors d'une assemblée, le gouverneur démocrate de la Caroline du Nord Mike Easley a estimé que, comparé à Hillary Clinton, le personnage de Rocky Balboa était un "pansy", une femmelette. Des propos tout de suite condamnés par des associations gay.

Les références au film Liaison Fatale
Pour illustrer la persévérance de Hillary Clinton à vouloir rester dans la course à l'investiture démocrate, le chroniqueur Ken Rudin choisit une comparaison pour le moins malheureuse : "soyons honnête, Hillary Clinton, c'est Glenn Close dans Fatal Attraction. Elle s'accrochera jusqu'au bout et personne ne pourra l'arrêter" . Le républicain Steve Cohen a lui aussi comparé la candidate à l'actrice Glenn Close, personnage principal du célèbre film, devant un parterre de sympathisants du Tennessee. Cela aurait pu être flatteur... si bien évidemment l'héroïne n'avait pas été une psychopathe.

Etre associé à des pasteurs aux propos douteux
Barack Obama et John McCain ont fini par prendre publiquement de la distance avec des hommes religieux qui tenaient des propos sulfureux. Après avoir dans un premier temps rejeté le soutien que lui avait apporté l'évangeliste J
ohn Hagee pour ses propos scandaleux sur les juifs, le candidat républicain J. McCain a officiellement rejeté le même jour celui d'un autre pasteur Rod Parsley qui a décrit la religion musulmane comme "la religion de l'Antéchrist". Pour Barack Obama, la tempête s'est avérée plus violente puisqu'il a dans un premier temps soutenu Jeremiah Wright, tout en condamnant ses propos, avant de finalement rompre avec lui.

Parler de la couleur de peau

Geraldine Ferraro, chargée de lever des fonds pour Hillary Clinton, avait été contrainte à la démission après avoir déclaré que si Barack Obama "était blanc, il ne serait pas dans cette position", provoquant un débat sans fin sur toutes les chaînes d'information en continu.

Les amnésies partielles
Lors d'un meeting, Hillary Clinton tente d'illustrer son expérience en politique étrangère en racontant une visite à Tuzla en Bosnie, en 1996, lors de laquelle elle fut accueilli par des tirs de snipers. A l'écouter, la situation est extrêmement périlleuse: "il devait y avoir une sorte de cérémonie de bienvenue à l'aéroport, mais en fait nous avons couru têtes baissées jusqu'aux véhicules pour rejoindre notre base."  Malheureusement, les médias ont vite exhumé
les vidéos de cet évènement. Accueillie par des responsables souriants, écoutant une fillette de 8 ans lui lire un poème, l'ex-première dame ne semble être en danger. Pour couper court à la polémique, la sénatrice de New York a reconnu s'être "mal exprimée".

Bérengère Guy et Luc Vinogradoff
Sources Le Monde
Posté par Adriana Evangelizt
publié par Adriana Evangelizt dans: Coups tordus et détracteurs
Jeudi 17 Avril 2008

Plus on regarde Clinton et davantage il y a une croix sur elle. Ses méthodes vicieuses tendant à décortiquer tout ce que dit Obama afin de l'incriminer prouvent la mentalité de bas étage qu'elle se coltine. Elle devrait se regarder telle qu'elle est la pauvre ! Pauvre femme. Elle est si primaire qu'elle nous fait pitié.

Barack et l'amertume de la classe ouvrière américaine

La classe ouvrière américaine est-elle rongée par l'amertume et le ressentiment ? Pour avoir suggéré que son sentiment d'abandon par les élites expliquait son repli vers les questions morales (religion, armes, etc.), Obama est la cible des feux croisés d'Hillary Clinton et de John McCain. Obama "méprise" les habitants de Pennsylvanie pour la sénatrice de New York, tandis qu'un membre de l'équipe de campagne du candidat républicain a déclaré que les propos d'Obama "témoignent d'un élitisme et d'une condescendance envers les Américains qui travaillent dur, et cela est rien moins qu'époustouflant".

Extrait des propos d'Obama (voir le document audio ci-dessus) : "You go into some of these small towns in Pennsylvania, and like a lot of small towns in the Midwest, the jobs have been gone now for 25 years and nothing's replaced them. And they fell through the Clinton administration, and the Bush administration, and each successive administration has said that somehow these communities are gonna regenerate and they have not. And it's not surprising then they get bitter, they cling to guns or religion or antipathy to people who aren't like them or anti-immigrant sentiment or anti-trade sentiment as a way to explain their frustrations."

La réponse d'Hillary Clinton ci-dessous : "well, that's not my experience. As I travel around Pennsylvania, I meet people who are resilient, who are optimistic, who are positive, who are rolling up their sleeves. They're working hard every day for a better future for themseves and their children."

Obama n'a pas tardé à répondre lui-même à Hillary Clinton et au camp de John McCain :

“When I go around and I talk to people there is frustration and there is anger and there is bitterness. And what's worse is when people are expressing their anger then politicians try to say what are you angry about? This just happened – I want to make a point here today.

“I was in San Francisco talking to a group at a fundraiser and somebody asked how're you going to get votes in Pennsylvania? What's going on there? We hear that's its hard for some working class people to get behind you're campaign. I said, “Well look, they're frustrated and for good reason. Because for the last 25 years they've seen jobs shipped overseas. They've seen their economies collapse. They have lost their jobs. They have lost their pensions. They have lost their healthcare.

“And for 25, 30 years Democrats and Republicans have come before them and said we're going to make your community better. We're going to make it right and nothing ever happens. And of course they're bitter. Of course they're frustrated. You would be too. In fact many of you are. Because the same thing has happened here in Indiana. The same thing happened across the border in Decatur. The same thing has happened all across the country. Nobody is looking out for you. Nobody is thinking about you. And so people end up- they don't vote on economic issues because they don't expect anybody's going to help them. So people end up, you know, voting on issues like guns, and are they going to have the right to bear arms. They vote on issues like gay marriage. And they take refuge in their faith and their community and their families and things they can count on. But they don't believe they can count on Washington. So I made this statement-- so, here's what rich. Senator Clinton says ‘No, I don't think that people are bitter in Pennsylvania. You know, I think Barack's being condescending.' John McCain says, ‘Oh, how could he say that? How could he say people are bitter? You know, he's obviously out of touch with people.'

“Out of touch? Out of touch? I mean, John McCain-it took him three tries to finally figure out that the home foreclosure crisis was a problem and to come up with a plan for it, and he's saying I'm out of touch? Senator Clinton voted for a credit card-sponsored bankruptcy bill that made it harder for people to get out of debt after taking money from the financial services companies, and she says I'm out of touch? No, I'm in touch. I know exactly what's going on. I know what's going on in Pennsylvania. I know what's going on in Indiana. I know what's going on in Illinois. People are fed-up. They're angry and they're frustrated and they're bitter. And they want to see a change in Washington and that's why I'm running for President of the United States of America.”

En 2004, des Etats autrefois considérés comme des bastions démocrates avaient massivement voté pour George W. Bush. C'est le point de départ de l'essai Pourquoi les pauvres votent à droite de Thomas Frank (Agone, 2008). Ilovepolitics aura l'occasion d'y revenir :-)
Posté par Adriana Evangelizt
publié par Adriana Evangelizt dans: Coups tordus et détracteurs
Vendredi 28 Mars 2008

par Alec Castonguay

Harper refuse de rendre public le mandat de l'entreprise

Ottawa -- L'enquête sur la fuite d'une note diplomatique canadienne qui a nui à la campagne du candidat à la présidentielle américaine Barack Obama est menée par une firme d'investigation privée et non par des fonctionnaires fédéraux, contrairement à ce qu'on avait annoncé. Le gouvernement Harper refuse de rendre public le mandat de cette entreprise privée, ce qui soulève d'importantes questions en matière de transparence, selon les partis d'opposition.

Selon les informations obtenues par Le Devoir, l'enquête, d'abord confiée au greffier du Conseil privé, Kevin Lynch (le plus haut fonctionnaire du pays), est maintenant menée par la firme BMCI Investigations & Security. Cette entreprise est entre autres spécialisée dans les fuites de renseignements confidentiels au sein des administrations publiques. Plusieurs des enquêteurs de la firme sont d'anciens agents du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS). Cette entreprise, basée à Ottawa, a obtenu plusieurs contrats du gouvernement fédéral au cours des dernières années, notamment pour des services de consultation.

Deux agents de BMCI Investigations & Security ont mené des interrogatoires au consulat canadien à Chicago et à l'ambassade canadienne à Washington ces derniers jours, en plus d'avoir fait des recherches au sein du ministère des Affaires étrangères à Ottawa. Le président de cette société, Kenneth Payne, a refusé de commenter hier. «Nous ne parlons jamais de nos mandats», a-t-il dit.

Le sujet est visiblement délicat puisque le Conseil privé refuse même de confirmer qu'une entreprise privée est à la barre de l'enquête depuis deux semaines. «Le Bureau du Conseil privé a affecté toutes les ressources nécessaires à l'enquête. Dans l'intérêt de la bonne conduite de l'enquête, je ne peux rien dire de plus», a affirmé la porte-parole Myriam Massabki. Combien coûtera l'embauche de cette firme? «On connaîtra le coût de l'enquête à la fin», a-t-elle dit.

Quel est le mandat des enquêteurs? Peuvent-ils interroger les proches du premier ministre soupçonnés d'avoir joué un rôle dans cette affaire? Est-il possible de consulter le décret du Conseil privé qui définit l'enquête? Le Devoir a tenté d'obtenir des réponses à ces questions à plusieurs reprises depuis une semaine, sans succès. «Je ne peux pas entrer dans les détails», s'est contentée de répondre Myriam Massabki.

L'enquête a été ordonnée par Stephen Harper le 7 mars dernier. Le premier ministre a promis que toute la lumière sera faite sur cette fuite «très sérieuse» qui a «injustement» nui à la campagne de Barack Obama en Ohio. «Ce n'était pas dans l'intérêt du Canada», avait-t-il ajouté aux Communes.

Rappel des événements

La controverse a d'abord été déclenchée par un reportage du réseau CTV diffusé le 27 février dernier. La chaîne soutenait que le conseiller économique de Barack Obama, Austan Goolsbee, avait prévenu le Canada que le candidat à la présidentielle n'avait pas vraiment l'intention de renégocier l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), contrairement à ce qu'il a dit à plusieurs reprises depuis le début de la campagne.

Le 3 mars, l'Associated Press a obtenu une copie d'une note de service du consulat canadien à Chicago qui confirmait cette version. La commotion a été immense dans les médias américains. Dans ce texte de 1300 mots, on peut lire que la position d'Obama au sujet de l'ALENA relève davantage de la «manoeuvre politique» que d'une véritable intention d'agir concrètement. Toute cette rhétorique viserait avant tout à séduire les citoyens américains du centre des États-Unis qui ont perdu des milliers d'emplois dans le secteur manufacturier.

Sa rivale Hillary Clinton et le républicain John McCain ont utilisé cette fuite pour dénoncer Obama, affirmant qu'il dit une chose en public et le contraire en privé. Barack Obama a finalement perdu la primaire de l'Ohio.

Selon la Presse canadienne, la première information à l'origine du reportage de CTV proviendrait d'Ian Brodie, chef de cabinet de Stephen Harper. Ce dernier aurait parlé des campagnes de M. Obama et de Mme Clinton à quelques journalistes lors du huis clos sur le budget fédéral, le 26 février. L'ambassadeur canadien à Washington, Michael Wilson, a également parlé à un journaliste de CTV la veille du reportage. Pour l'instant, rien n'indique que la fuite du document provienne de M. Brodie ou de M. Wilson.

Manque de transparence, dit l'opposition

Les trois partis d'opposition aux Communes jugent en choeur que le manque de transparence du gouvernement est «inacceptable». «On ne connaît ni le mandat ni le fonctionnement de cette firme privée. Ça n'a pas de sens. Ça montre qu'on avait raison de demander une enquête de la GRC. C'est la seule manière de montrer aux Américains qu'on prend cette histoire au sérieux», a soutenu au Devoir le chef du NPD, Jack Layton.

M. Layton est toutefois heureux de voir que ce n'est pas le greffier du Conseil privé qui mène l'investigation, comme le premier ministre l'avait d'abord annoncé. «Un fonctionnaire qui enquête sur des fonctionnaires, ça ne faisait pas très sérieux. En plus, Kevin Lynch travaille tous les jours avec Ian Brodie», a dit M. Layton.

Le critique libéral en matière de commerce international, Navdeep Bains, a demandé au Conseil privé des détails sur l'enquête. Dans la lettre qu'il vient tout juste de recevoir et dont Le Devoir a obtenu copie, on constate que le Conseil privé, l'équivalent du ministère du premier ministre, ne mentionne jamais la firme privée. Par contre, on peut lire que les «fuites verbales» seront prises en compte, ce qui pourrait comprendre les agissements potentiels de l'ambassadeur Wilson et du chef de cabinet de M. Harper, Ian Brodie.

Cette lettre, combinée aux informations du Devoir, soulève bien des questions, selon Navdeep Bains. «C'est bien d'avoir embauché une firme privée, mais pourquoi toutes ces cachotteries autour de son existence, de son mandat et de ses pouvoirs? C'est une enquête sérieuse et il faut rendre des comptes», a-t-il dit.

Le Bloc québécois soutient que «ce manque de transparence est symptomatique des agissements de l'ensemble du gouvernement Harper». «On cherche à gagner du temps quand la controverse éclate et on n'entend plus parler de rien ensuite, a dit le leader en Chambre, Pierre Paquette. Le gouvernement espère que ça disparaisse du décor politique. Il faut connaître le mandat de la firme privée, surtout que l'ambassadeur et le bureau de Harper pourraient être impliqués.»

Sources Le Devoir

http://www.ledevoir.com/2008/03/27/182338.html

Posté par Adriana Evangelizt

publié par Adriana Evangelizt dans: Coups tordus et détracteurs
Vendredi 14 Mars 2008

 Dans son éditorial du 13 Mars 2008, le chroniqueur du California Courier, Harut Sassounian, revient sur les démissions ou évictions qui ont touché les campagnes de Barack Obama et Hillary Clinton. D’un côté, la démission de Samantha Power, conseillère en politique étrangère de Barack Obama, qui avait qualifié - en « off » - Hillary Clinton de « monstre ». De l’autre, l’éviction de Mehmet Celebi, un turco-américain listé sur le site de campagne présidentielle de Clinton en tant que "Hill-raiser," dénomination s’appliquant à ceux qui ont levé plus de 100 000 dollars pour soutenir la course à la Maison Blanche de la candidate : l’homme d’affaires, associé à la BMH Worldwide, a en fait aidé à produire le film "La Vallée des Loups : Irak", un film turc anti américain et antisémite. Deux cas à ne pas comparer : aux chapitres des valeurs humaines et démocratiques, Samantha Power est connue pour son combat en faveur de la reconnaissance du génocide arménien. Mehmet Celebi, s’est lui, fait remarquer pour son soutien aux négationnistes de ce même génocide… Pis encore, il serait l’une des figures-clés de l’affaire Sibel Edmonds et serait gravement impliqué dans le trafic de drogue aux USA ainsi que dans la corruption d’officiels américains de haut-rang. Difficile de croire que les Clinton ignoraient ces « détails » bien compromettants. Le Collectif VAN vous livre la traduction de cet éditorial de Harut Sassounian.



Les Arméniens ont perdu la conseillère d’Obama ;
Les Turcs ont perdu un leveur de fonds de Clinton


De Harut Sassounian
The California Courier

Editorial de Sassounian du 13 Mars 2008

Samantha Power, lauréate du prix Pulitzer et auteure de l’ouvrage : "A Problem from Hell : America and the Age of Genocide", a démissionné la semaine dernière de ses fonctions de conseillère en politique étrangère du candidat présidentiel Barack Obama. Elle était un membre influent du cercle rapproché du sénateur Obama.

La démission de Mme Power est un grand coup porté aux Arméniens américains qui comptaient sur elle pour rappeler au sénateur Obama sa promesse de reconnaître le génocide arménien, s’il était élu Président.

Mme Power a joué un rôle clé en obtenant que le sénateur Obama fasse une déclaration forte sur le génocide arménien et les questions arméniennes en général. Elle a également fait une vidéo dans laquelle elle relate les anciennes déclarations exceptionnelles faites par le sénateur Obama sur des thèmes spécifiques concernant les Arméniens américains, y compris sa "déclaration très franche sur le génocide arménien ; son soutien à la résolution du Sénat reconnaissant le génocide ; sa volonté en tant que Président de commémorer le génocide et d’appeler 'un chat un chat' ; et de dire la vérité à son sujet…"

Mme Power, qui enseigne à Harvard et qui est chroniqueuse pour l’hebdomadaire américain Time, a été obligé de démissionner après la publication de son interview avec le quotidien Scotsman, alors qu’elle se trouvait en Grande-Bretagne pour la promotion de son dernier livre. Elle a été cité disant que Hillary Clinton, la rivale démocrate du sénateur Obama, était "un monstre." Le Scotsman a publié cette remarque négative qu’elle a faite sur Clinton, bien que Mme Power ait dit au journal que ceci était "off the record."

Le Los Angeles Times a indiqué le 8 mars que Mme Power "avait précédemment confié à des amis que son ambition était de devenir un jour Secrétaire d’État." Bien que son commentaire sur la sénatrice Clinton lui ait fait perdre son rôle clé dans la campagne d’Obama, les Arméniens américains espèrent qu’elle regagnera son statut dans le cercle rapproché d’Obama s’il était élu Président.

Par coïncidence, la semaine dernière, les Turcs ont également perdu l’un des soutiens financiers majeurs de la campagne présidentielle de Hillary Clinton.

L’équipe de campagne Clinton a déclaré la semaine dernière qu’elle n’accepterait plus les contributions de Mehmet Celebi, un turco-américain important. Il était listé sur le site de campagne présidentielle de Clinton en tant que "Hill-raiser," une dénomination s’appliquant à ceux qui ont levé plus de 100 000 dollars pour soutenir la course à la Maison Blanche de la candidate. De plus, Celebi a été nommé délégué de la Convention Démocrate en l’Illinois par l’équipe Clinton.

Celebi est associé dans une entreprise, BMH Worldwide, qui a aidé à produire le film "La Vallée des Loups : Irak", un film turc anti américain et antisémite dans lequel un médecin juif-américain prélève des organes sur les prisonniers irakiens, pour les exporter en Israël, en Angleterre et aux États-Unis.

Ann Lewis, conseillère de la campagne Clinton, a déclaré à l’agence Jewish Telegraphic : "Nous ne savions pas que M. Celebi était impliqué dans ce film et bien évidemment, nous ne sommes pas d’accord avec lui. Il ne fait plus partie des collecteurs de fonds pour cette campagne."

Le retrait de Celebi est un grand coup porté aux turco-américains, puisqu’il est l’un de leurs importants leaders politiques. Il est ancien vice-président et membre du Conseil des Associations Turques Américaines d’Amérique (ATAA) et ex-président de l’Alliance Culturelle Turque Américaine (Chicago). Cela ne surprendra pas, Celebi a clairement apporté son soutien aux négationnistes du génocide arménien. En septembre dernier, il a exposé ses vues déformées sur le génocide arménien dans un article publié par le Turkish Daily News.

L’équipe de campagne de Clinton ayant décidé de ne plus accepter les contributions récoltées par Celebi, il serait correct que les fonds levés par cette personne controversée soient restitués. Il n’est pas correct pour l’organisation Clinton de conserver les 100 000 dollars que Celebi a réunis, puis d’affirmer ensuite qu’il n’est plus associé à cette campagne. Si l’équipe de campagne Clinton désire réellement se dissocier de Celebi, elle devrait rendre les fonds collectés pour la sénatrice Clinton dans sa course à la présidentielle. De plus, Clinton doit couper tous les liens avec Celebi en annonçant qu’il n’est plus délégué de la Convention Démocrate pour l’état de l’Illinois dans le cadre de la campagne Clinton.

Alors que les Arméniens américains et les Turcs américains ont perdu des soutiens de grande valeur dans les camps respectifs d’Obama et de Clinton, les raisons des départs de Samantha Power et de Mehmet Celebi ne peuvent être comparés. D’un côté, l’erreur de langage de Mme Power, ses excuses et sa démission de son poste important dans la campagne Obama. De l’autre côté, Celebi, qui ne s’est aucunement excusé pour son rôle joué dans ce scandaleux film turc sur l’Irak. En outre, la campagne Clinton n’a pas restitué les fonds levés par Celebi et elle ne l’a pas ôté de la liste de ses délégués de la Convention Démocrate.

©Traduction C.Gardon pour le Collectif VAN - 11 mars 2008 - 08!35 -
www.collectifvan.org


Lire aussi :

http://letsibeledmondsspeak.blogspot.com/2008/02/key-clinton-backer-guilty-in-sibel.html

Turquie/USA - Turkish Gate : Bientôt un Congrès à majorité démocrate ?

L'affaire Sibel Edmonds : une femme à abattre

USA : le "Secret Défense" couvre la corruption d'officiels US par la Turquie (I)

USA : le "Secret Défense" couvre la corruption d'officiels US par la Turquie (II)

USA/Turquie : L'affaire Sibel Edmonds

Les amis de McCain et l'affaire Sibel Edmonds

Sources
Collectif Van

Posté par Adriana Evangelizt

publié par Adriana Evangelizt dans: Coups tordus et détracteurs
Dimanche 02 Mars 2008

Cette femme est ignoble, il n'y a pas d'autres mots. Où voit-on des candidats utiliser de telles méthodes ? Comme nous l'avons déjà dit, elle ne va certainement pas sortie grandie avec tout ce qu'elle dit et tout ce qu'elle fait. Inouï ! Jusqu'où va-t-elle pour impressionner les électeurs et essayer de faire basculer une vague qui n'ira qu'en s'accroissant vu son comportement. Personne n'est dupe. Les Américains moins que les autres car ils savent très bien pour qui Clinton roule en réalité et ils s'aperçoivent surtout qu'elle utilise les mêmes manipulations que Bush. Elle va jusqu'à faire diffuser un clip télévisé mettant en cause implicitement la capacité de Barack à réagir à une crise de sécurité. Il faut la voir demander d'un ton dramatique: «qui voulez-vous voir décrocher le téléphone» rouge en pleine nuit? C'est vous dire dans quel état d'esprit elle est parce qu'elle sait au fond d'elle qu'elle ne va pas gagner. Alors tout lui est bon. Elle est tellement au ras des pâquerettes mentalement qu'elle ne se rend même pas compte ni du ridicule ni de sa petitesse. Ce qui prouve bien de quel bois elle est faite. Nous n'aimions déjà pas beaucoup Clinton avant mais là, sa véritable nature ressort. Une rapace se prêtant à tous les mauvais jeux de rôle pour gagner le pompon. Sinistre.

Obama dénonce une campagne de peur

par Alain Jean-Robert



Barack Obama, qui cherche à éviter de faire figure de favori pour l'investiture démocrate à la présidentielle américaine, a dénoncé vendredi la tentative de sa rivale Hillary Clinton de jouer sur la peur des électeurs, à l'approche des primaires au Texas et en Ohio.

Au pied du mur après avoir essuyé 11 défaites d'affilée depuis le «super mardi» du 5 février, Mme Clinton a commencé à diffuser vendredi au Texas un clip télévisé mettant en cause implicitement la capacité de M. Obama à réagir à une crise de sécurité, demandant d'un ton dramatique: «qui voulez-vous voir décrocher le téléphone» rouge en pleine nuit?

Barack Obama a profité d'une réunion à Houston pour dénoncer ce type de clips «qui jouent sur la peur des gens».

«Je ne crois pas qu'ils marcheront cette fois-ci parce que la question n'est pas de savoir qui répondra au téléphone, mais de quelle capacité de jugement on fera preuve en décrochant le téléphone», a-t-il dit.

«Nous avons déjà eu le (test) du téléphone rouge, c'était la décision d'envahir l'Irak. Mme Clinton a donné la mauvaise réponse, George Bush a donné la mauvaise réponse, (le candidat républicain) John McCain a donné la mauvaise réponse - je me suis levé et j'ai dit qu'une guerre en Irak ne serait pas sage (..) c'est le genre de jugement dont je ferai preuve quand je répondrai au téléphone à la Maison-Blanche», a-t-il affirmé.

Dans le camp Clinton, on s'efforce de placer la barre au plus haut pour le sénateur de l'Illinois avant les primaires de mardi au Texas, où il est en tête de trois points (48% contre 45%) selon un sondage pour la chaîne de télévision Fox, et en Ohio, où Mme Clinton bénéficie d'une avance de 8 points (46% contre 38%). Des primaires sont aussi prévues dans deux petits États du nord-est, le Vermont plutôt pro-Obama et Rhode Island plutôt pro-Clinton.

«Les médias ont sacré Barack Obama candidat présumé (du parti démocrate) et il se comporte comme s'il l'était», soulignait vendredi l'équipe de campagne de Mme Clinton, le mettant au défi de l'emporter partout mardi: «s'il ne peut pas gagner tous ces États (..), il y a un problème».

«Cela (montrerait) que les démocrates ont des remords, qu'il y a un intérêt à ce que la campagne se poursuive, au moins jusqu'en Pennsylvanie (est, 22 avril) et au-delà», a déclaré le directeur de communication de Mme Clinton, Howard Wolfson, «cela montrerait le malaise que suscite sa candidature chez les démocrates».

De fait, les médias ne sont pas seuls à anticiper une investiture de M. Obama: il concentre désormais les attaques non seulement de Mme Clinton, mais aussi du candidat républicain présumé John McCain et du président George W. Bush, qui jeudi s'en est directement pris à ses positions sur l'Irak ou Cuba.

Le candidat s'affiche pourtant prudent: «rappelez-vous le New Hampshire», a-t-il lâché à des journalistes, en référence à la deuxième étape des primaires, en janvier, remportée de justesse et contre toute attente par Hillary Clinton.

Vendredi, le directeur de campagne de M. Obama, David Plouffe, a indiqué qu'il s'attendait à ce que la course se poursuive après mardi, et qu'il préparait déjà les prochaines étapes dans le Wyoming (8 mars) et le Mississippi (11 mars).

«Le plus probable est que (les primaires de mardi ne provoqueront) pas de grand mouvement dans (la répartition des) délégués» en vue de la convention du parti démocrate d'août, officiellement chargée de désigner le candidat pour novembre, selon M. Plouffe.

M. Obama était crédité vendredi de 1384 délégués, contre 1279 pour Mme Clinton, sur les 2025 nécessaires à l'investiture.

«L'équipe Clinton pense qu'il leur faut gagner à la fois au Texas et en Ohio par au moins 10 points (...), à cette aune ils vont lamentablement échouer», a assuré M. Plouffe.

Sources Cyberpresse

Posté par Adriana Evangelizt

publié par Adriana Evangelizt dans: Coups tordus et détracteurs
1 2 3

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Image aléatoire

Créer un blog sur activblog.com - Contact - C.G.U. - Reporter un abus